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CARRACCI Ludovico dit CARRACHE Louis
La Flagellation

Italie
16e siècle (4e quart)

Huile sur toile
Hauteur en cm. 189 Largeur en cm. 265
Peinture

Suivant les consignes préconisées aux artistes par Mgr Paleotti, archevêque de Bologne et propagateur de la Contre-Réforme, Ludovico Carracci représente la Flagellation, scène des plus douloureuses de la Passion du Christ. En plaçant ses figures grandeur nature directement au bord de la toile, l’artiste implique directement le spectateur dans la représentation du drame. Au centre de cette audacieuse composition, le Christ est attaché à une colonne haute qui rappellerait celle du portique du Temple de Jérusalem. Le visage rejeté en arrière, les cheveux tirés par une main brutale, il regarde désespérément le ciel. Autour de lui, les bourreaux créent par leurs gestes une ronde infernale au rythme obsédant. A l’arrière-plan, sur la gauche du tableau, on devine la présence de Pilate vêtu d’un manteau rouge. A droite, un guerrier en armure pointe du doigt la scène, invitant le spectateur à participer au supplice. Pour traduire cette scène d’une violente cruauté, Carrache utilise une palette monochrome jouant des tons de bruns et de gris, ponctuée de brèves notes de rouge et de vert. Le clair-obscur qui plonge l’arrière plan dans l’obscurité et met en valeur la blancheur du torse du Christ frappé par la lumière latérale est un souvenir du « ténébrisme » de Tintoret. La facture simplificatrice accentue le pouvoir émotionnel et rompt définitivement avec la tradition maniériste. Suivant les consignes préconisées aux artistes par Mgr Paleotti, archevêque de Bologne et propagateur de la Contre-Réforme, Ludovico Carracci représente la Flagellation, scène des plus douloureuses de la Passion du Christ. En plaçant ses figures grandeur nature directement au bord de la toile, l’artiste implique directement le spectateur dans la représentation du drame. Au centre de cette audacieuse composition, le Christ est attaché à une colonne haute qui rappellerait celle du portique du Temple de Jérusalem. Le visage rejeté en arrière, les cheveux tirés par une main brutale, il regarde désespérément le ciel. Autour de lui, les bourreaux créent par leurs gestes une ronde infernale au rythme obsédant. A l’arrière-plan, sur la gauche du tableau, on devine la présence de Pilate vêtu d’un manteau rouge. A droite, un guerrier en armure pointe du doigt la scène, invitant le spectateur à participer au supplice. Pour traduire cette scène d’une violente cruauté, Carrache utilise une palette monochrome jouant des tons de bruns et de gris, ponctuée de brèves notes de rouge et de vert. Le clair-obscur qui plonge l’arrière plan dans l’obscurité et met en valeur la blancheur du torse du Christ frappé par la lumière latérale est un souvenir du « ténébrisme » de Tintoret. La facture simplificatrice accentue le pouvoir émotionnel et rompt définitivement avec la tradition maniériste.

Crédits photographiques : © Musée de la Chartreuse, Douai

Douai, Musée de la Chartreuse
Numéro d'inventaire : 2797

Date d'acquisition : 1984

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