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ANONYME
Déposition de croix
Retable domestique

Pays-Bas méridionaux, Bruxelles
16e siècle (début)

Chêne sculpté, polychromé et doré (centre et volets intérieurs) ; Huile sur bois (volets extérieurs)
Hauteur en m. 0,55 Largeur en m. 0,35 (partie centrale) Hauteur en m. 0,55 Largeur en m. 0,175 (chaque volet)
Peinture

Déposition de croix (centre) ; Sainte Véronique et sainte Hélène (ou Elisabeth de Hongrie) (volets intérieurs) ; Sainte Barbe et sainte Cécile (volets extérieurs) Selon Lynn Jacobs (courrier du 13/09/2000), la Déploration du Christ semble avoir été un sujet relativement répandu pour la partie centrale des retables brabançons de cette période, plus courant en tout cas que l’Annonciation du retable A 212 de Lille. Elle cite plusieurs exemples : au Centraal Museum d’Utrecht (travail anversois de Jacob de Cothem), dans la collection Pierre Descamps, au Musée de Cluny et au château de Gaasbeek, ainsi qu’un exemple de plus grande taille au Vleeshuis d’Anvers. Ce qui est inhabituel à Lille est la présence de volets sculptés avec des saints debout, l’habitude étant plutôt d’avoir des volets peints de scènes narratives, généralement la Crucifixion et la Résurrection. Cette particularité, conjuguée avec la présence de saints assez inhabituels, pourrait indiquer selon elle que nous avons ici affaire à une commande et non à un de ces innombrables retables destinés au marché. Les peintures extérieures des volets sont quelque peu déconcertantes. Didier Martens (communication orale, 16 octobre 2000) fait remarquer quelques ressemblances avec le Maître de la Légende de sainte Ursule (actif à Cologne à la fin du 15e siècle, à ne pas confondre avec le peintre brugeois que Friedländer a désigné par le même vocable), sans aller pour autant jusqu’à une attribution. Ce peintre se sert de personnages aux proportions allongées dont la silhouette dessine parfois un arc de cercle. Les remplages aux nervures brutalement interrompues des niches en trompe-l’oeil lui paraissent en tout cas confirmer une origine germanique du peintre. Peut-être le donateur, représenté aux pieds de sainte Barbe, résidait-il dans cette aire géographique et a-t-il fait exécuter les peintures par un artiste local. Alexis Donetzkoff

Lille, Palais des Beaux-Arts
Numéro d'inventaire : A 267