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ANONYME
Festa de Tori - Solita sarsi il giovedi grasso, Tauromachia Venetorum, Les combats de taureaux
L’Italie illustrée en CXXXV figures en tailles douces
Planche 107

18e siècle
1757

papier vergé (eau-forte)
Hauteur en mm 387 ; largeur en mm 503 (feuille) ; Hauteur en mm 317 ; largeur en mm 411 (cuvette)
Arts graphiques, Estampe

Ancienne appartenance : Sébille Yves, Bruxelles

Sacrifice, boucherie, course, chasse… Il semble que toutes ces modes de mise à mort du bœuf gras ou du taureau aient été utilisés successivement ou conjointement pendant la période du carnaval. À Venise, on réservait le Jeudi gras, qui précède de quelques jours Mardi gras, pour le jeu ou la course de taureau. C’est une course à la corde où les bêtes sont retenues par deux longs traits attachés aux cornes et que maintiennent fermement deux hommes forts ou ceux qui voudront bien les aider (détail a). Les chiens sont lâchés devant l’animal pour l’exciter. Ils paient parfois de leur vie cette hardiesse. À chaque volte-face de l’animal, la foule reflue et culbute. Lorsque celui-ci est épuisé, un boucher l’achève (détail b). Les dames de plus haut rang ne dédaignaient pas de participer à un tel jeu et d’y faire intervenir leurs dogues ou leurs lévriers. (Gaignebet Claude in Les Triomphes de carnaval, catalogue d’exposition, Gravelines, Musée du Dessin et de l’Estampe Originale, 2004, n° 14, pp. 60-61)

Crédits photographiques : © musée de Gravelines - reproduction interdite.

Gravelines, Musée du dessin et de l'estampe originale
Numéro d'inventaire : 2002.09.0279

Date d'acquisition : Acquis avec l'aide du Fonds régional d'acquisition des musées (FRAM) Nord - Pas-de-Calais en 2002